
Situé sur la commune de Saint-Emilion, mais à la limite du territoire de Pomerol, le domaine couvre 39 hectares divisés en quarante-cinq parcelles qui sont autant de petits vignobles ayant leur identité unique, faite d’un sol particulier, d’un cépage et d’un âge de plantation, cette spécificité façonne la complexité du vin de Cheval Blanc.
Château Cheval Blanc Saint-Émilion 1er Grand Cru Classé "A" 2018 75cl
750,00 €Prix
- La spécificité de ce terroir s’explique d’abord par l’héritage naturel, complexe, dont jouit Cheval Blanc : ici cohabitent en effet trois grands types de sol formant une véritable mosaïque, tantôt à texture fine et argileuse, tantôt à texture plus grossière et graveleuse. Un terroir singulier, composé essentiellement d’argiles et de graves grossières sur certaines parcelles, plus fines et sableuses sur d’autres. Certaines propriétés de Saint-Emilion possèdent d’excellents sols graveleux ; d’autres, à Saint-Emilion ou Pomerol, bénéficient de très bons sols argileux. Il est un pur hasard de l’histoire qu’à Cheval Blanc, ces deux types de sol cohabitent à proportion à peu près égale.
- À cette richesse naturelle s’ajoute un encépagement original, constitué pour 52 % de Cabernet franc, 43 % de Merlot, et 5 % de Cabernet sauvignon. Ainsi, chaque parcelle possède des caractéristiques propres par lesquelles elle est identifiée, caractéristiques liées à son âge, sa superficie, la nature de son sol, son porte-greffe et son cépage. Par conséquent, les vins produits sur chaque parcelle offrent une typicité particulière : d’une grande puissance avec des tanins veloutés et suaves sur les argiles, plus aromatiques et plus fins sur les graves. Leur assemblage donne naissance à des vins à la fois puissants et élégants, forts d’une expression aromatique des plus complexes caractéristique des grands vins.
- Toutes les combinaisons possibles entre les différents sols du domaine et les trois cépages qui y sont cultivés ont été opérées. Dans le cadre de ces recherches, la température du sol a été mesurée tout au long de la saison, ainsi que l’alimentation en eau de la vigne et sa nutrition minérale.
- Des relevés phénologiques ont été effectués ainsi qu’un suivi très complet de la maturation du raisin. Des micro-vinifications ont ensuite été réalisées, l’ensemble de ces efforts visant à parvenir aux meilleures adéquations sol/cépage.
- Aux spécificités de chaque parcelle viennent s’ajouter les particularités des 237 288 pieds de vigne enracinés dans les terres de Cheval Blanc. Aisément identifiable, dans chaque parcelle, par son numéro de rang et sa place dans le rang, chaque pied possède ainsi sa propre identité au sein du vignoble. Par-delà la complexité de ses sols et la variété de ses parcelles, le domaine s’inscrit dans une unité forte, garante de l’identité de Château Cheval Blanc.
- Cette continuité se manifeste en premier lieu par la constance de ses frontières : Château Cheval Blanc est l’une des rares propriétés d’un seul tenant où le parcellaire s’avère presque identique depuis bientôt un siècle et demi. Le domaine présente la même configuration depuis 1871, et le foncier actuel correspond pour plus de 90 % à la superficie de 1911. Continuité également en ce qui concerne l’encépagement : en 1911, la proportion de Cabernet franc avoisinait déjà 50 %.
- Merlot Noir 54%.
- Cabernet-Franc 40%.
- Cabernet-Sauvignon 6%.
- Le travail au Chai commence à partir des Vendanges, à la sortie des tables de tri où les graines de raisin éventrées par le fouloir sont placées dans des cuvons de 450 kg puis transportées jusqu’à leur cuve de destination, laquelle a été choisie en fonction du tonnage de la parcelle vendangée. Chaque cuve est remplie aux trois quarts par gravité, sans pompage. Le jus et la pellicule du raisin entrent en contact : le processus de vinification peut alors débuter. La fermentation alcoolique est déclenchée dès le deuxième jour sous l’action des levures. Le dégagement de CO2 ainsi provoqué pousse les peaux vers le haut de la cuve : un chapeau de marc apparaît à l’issue de douze heures de fermentation. Trois fois par jour, une partie du jus translucide est pompée en bas de la cuve puis remontée afin de percoler sur le chapeau de marc. Ce remontage est réalisé avec douceur et délicatesse afin de préserver des tanins de qualité. L’opération se déroule manuellement : un technicien prend soin d’orienter le jet pour bien arroser l’ensemble du chapeau de marc. La fréquence de cette opération diminue au fil des jours. Elle est interrompue lorsqu’est atteinte la densité souhaitée du jus ; celle-ci est mesurée deux fois par jour à l’aide d’un aéromètre. Les autres paramètres sont pilotés à la dégustation par l’équipe technique et le maître de chai qui prélèvent chaque matin un échantillon sur l’ensemble des cuves.
- Le jus est alors laissé au contact du marc durant quelques jours, sans manipulation ; il baigne, dans les cuves thermo-régulées, à une température de 28 à 30 °. Cette phase post-fermentaire aide la structure tannique à s’assouplir, à devenir plus soyeuse ; le jus s’affine, s’enrobe. Ce jus de goutte est alors placé dans une autre cuve, tandis que le marc est pressé. Les différents lots de vin de presse (lequel représente 10 % de l’ensemble) sont mis en barrique pour accélérer leur clarification ; une sélection définira plus tard les meilleurs lots qui peuvent entrer dans l’assemblage du second vin du château. Afin de préserver l’identité aromatique de chaque parcelle, la fermentation malolactique est réalisée en cuve, à une température de 20 °. Cette opération, qui permet d’adoucir la sensation d’acidité et de stabiliser le vin, peut se dérouler sur trois semaines ou sur plusieurs mois. A l’issue de cette fermentation, du soufre est ajouté afin d’assainir le milieu et d’éviter toute oxydation. Seul le strict minimum d’intrants est utilisé par le Château durant la vinification ; celle-ci doit en effet demeurer la plus épurée possible.
- A la fin de l’automne, à l’issue de la vinification, le vin va séjourner entre seize et dix-huit mois au sous-sol du chai, dans cette vaste salle baignant dans une lumière tamisée, constamment maintenue à 14 °, et où s’alignent les longues rangées de barriques. Chaque millésime est ainsi réparti en élevage dans 300 à 450 fûts.
- Toutes ces barriques sont numérotées et remplacées chaque année. Elles sont exclusivement réalisées à partir de chênes français âgés de 180, 200, voire 350 ans, originaires de forêts mondialement réputées : Tronçais, dans l’Allier, ou bien Bercé, dans la Sarthe. Seules les parties les plus qualitatives de ces arbres ont été sélectionnées par les tonneliers pour la confection de ces barriques ; leur bois a été fendu, mais jamais scié afin de préserver leur qualité exceptionnelle.
- Château Cheval Blanc a recours à six, parfois sept tonnelleries différentes, lesquelles sont régulièrement mises en concurrence. Cette diversité permet d’éviter que le vin pâtisse d’un arôme boisé dominant ; elle permet en outre de jouer sur le choix des bois ainsi que sur la chauffe. Chaque barrique doit aider le vin à s’épanouir, tout en respectant sa structure tannique ; elle ne doit pas masquer son arôme, mais l’accompagner.
- Deux fois par an, l’équipe technique du Château organise une dégustation à l’aveugle durant laquelle les tonneliers notent les fûts dégustés afin de toujours tendre vers la plus grande précision aromatique. Ces rencontres permettent d’apprécier et d’évaluer les fûts, de tester leur homogénéité, mais aussi d’affiner les exigences de Cheval Blanc auprès de ses fournisseurs.
- La robe est profonde, d’un rouge intense.
- Le nez est dominé par une note florale et fruitée superbe, évoquant la framboise et la violette. A l’aération le fruit s’exprime plus intensément avec des arômes de cerises noires, de mûres et de cassis. Les fleurs toujours présentes se développent autour de la rose et du lilas. Les notes balsamiques et épicées complètent le nez déjà complexe avec des arômes de fèves de cacao et de poivre noir. Ce nez impressionne par sa fraicheur, sa complexité, son éclat, sa précision.
- L’attaque en bouche est somptueuse : volumineuse et pleine. La richesse tannique de ce vin impressionne par sa puissance, et aussi par son onctuosité. La trame est continue, profonde, longue, ferme, parfaitement enveloppante et raffinée. La structure très racée se prolonge sur une finale interminable, croquante, qui conserve sa fraicheur. Le retour aromatique est floral et fruité, avec une note épicée. L’équilibre et la définition de ce vin sont dignes des plus grands millésimes de la propriété.
- Omelette aux truffes.
- Viande persillée.
- Paté en croûte de Sébastien Zozaya.
- 10 à 100 ans.
